Peintures corporelles et humanité

Bonjour très cher lecteur, lectrice,

 

Pour introduire cet article, je vais vous parler de mon projet photographique appelé «Harmonie», qui a pour but de faire voyager les spectateurs au sein d’une communauté fictive inspirée par l’ensemble des tribus du monde. Peintures corporelles, vie en milieux naturels et sauvages, rituels et bien d’autres éléments se retrouveront au sein de ce projet.

Travail de Hans Silvester. VALLEE DE L'OMO, PEINTURES CORPORELLES, TRIBUS SURMA ET MURSI

Travail de Hans Silvester. Vallée de l’Omo, peinture corporelle, Trubus Surma et Mursi

Les artistes du peuple de l’Omo

Les peintures sont faites de manière communautaire, ou du moins pour la plupart d’entre-elles, et de manière très minoritaire, elles sont faites en couple. Elles se font donc en groupe, uniquement d’homme, de femme ou mixte.

La pratique des peintures corporelles se fait entre adolescents ou adultes. Les adolescents y découvrent le corps des autres, hommes ou femmes, ce qui supprime les complexes, les questionnements liés au corps, la gêne, et surtout, renforce la cohésion sociale. Pour les adultes, c’est une extension de l’expérience des adolescents tout en continuant ce travail d’acceptation et de découverte de soit et de l’autre. C’est une cohésion sociale encore plus forte qui nait. Le corps n’est plus (ou plus seulement) l’objet sexuellement désiré, mais une toile sur laquelle on peut peindre nos émotions, nos ressentis envers l’autre et faire ressortir l’artiste qu’incarne le peintre. Le peint, quant à lui, se sent au centre de l’intérêt de l’autre, mais aussi tout le désintéressement lié au attrait du corps. Il n’est plus un corps potentiellement attirant pour ses simples formes ou ses zones érogènes, mais une toile artistique qui laisse parler la communauté dans laquelle il vit. Il s’imprègne de celle-ci. Bien évidement, cette pratique est agréable tant physiquement que psychologiquement, tant pour le peintre que pour le peint. C’est un jeu de séduction, de découverte et d’acceptation où décorer et magnifier les corps est un art de la vie.

Tout comme les peintures, les habits créés de toutes pièces avec la nature, servent de parures. Couronne de fleurs, fruits ou branches, colliers, bracelets et autant de possibilités qu’offre la nature et l’imagination de ces artistes.

Ces sessions d’arts se terminent généralement par un saut dans un plan d’eau ou une rivière, ce qui efface toute trace, ce qui rend encore plus intéressant cette pratique. Aussi, lorsque le peintre n’est pas satisfait de son travail, la personne peinte saute également à l’eau afin de recommencer le travail à zéro.

Hans Silvester a su immortaliser ces peuples avec talent et délicatesse. Vous pouvez admirer son travail en passant par ici.

Ces cas de peintures corporelles se retrouvent partout dans le monde à travers les dernières tribus encore intactes. Mais petit à petit elles disparaissent, et avec elles leur art et leur manière de vivre.

Peinture naturelle de visage, Antoine Le BletMon projet appelé «Harmonie» est directement inspiré de l’art de ces peuples. Dans notre société où notre aspect au corps est très différents, où les gens sont de plus en plus isolés et plus égoïste, j’avais envie de retrouver de la douceur, de l’art, mais aussi et surtout, de retrouver un peu d’humanité.  L’aspect hyper sexualisé du corps véhiculé à travers les magasines, les films et séries, les publicités, etc. créé une approche superficiel et unilatéral au corps humains. Lorsque que quelqu’un souhaite participer à mon projet, ce n’est pas qu’un simple projet photographique, je souhaite aussi et surtout proposer un véritable stage d’humanité.

Ce projet inclut de la semi-nudité ou de la nudité intégrale, avec des parures, des habits, des peintures, des outils, etc. faits avec ce qui peut être trouvé dans la nature.

Nature humaine (3)Les technique que j’emploie pour les peintures corporelles sont de deux manières, soit de manière communautaire, c’est à dire que les participants se peignent entre eux, soit je les peins.

Les peintures se font avec des pigments naturels et sont appliquées avec des outils naturels. Le noir par exemple est fait à base de charbon. Les outils pour peindre  sont les doigts, les mains, des morceaux de bois, des feuilles, et tant d’autres choses pouvant servir à peindre naturellement.

Les peintures sont donc inspirées de l’art du peuple de l’Omo, mais aussi des vikings par exemple, amérindiens, indonésiens, etc.

Laissez moi vous recommander le livre « Les Habits de la nature » de Hans Silvester de l’édition de La Martinière qui est un recueil photographique magnifique.

« Ce livre n’est pas un reportage mais un poème en images dont le thème est l’homme dans la nature ».

N’hésitez pas à aller voir mon travail photographique ou mes autres articles. Vous pouvez me contacter en passant par ce formulaire ou aller sur ma page facebook.

Vous pouvez également m’écrire un commentaire, mettre votre avis . . .

Merci de m’avoir lu,

Antoine

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