Réflexion sur les peuples autochtones du Québec

En 1534, Jacques Cartier découvre le Canada par la côte Est, et plus précisément, le Québec.

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À cette période, les Amérindiens sont les seuls habitants des terres d’Amérique du Nord.
(Les Amérindiens du Québec appartiennent à deux familles linguistiques et culturelles : algonquienne et iroquoïenne. Les Abénaquis, les Algonquins, les Attikameks, les Cris, les Malécites, les Micmacs, les Innus et les Naskapis sont de culture algonquienne. Quant aux Hurons-Wendats et les Mohawks, de ils sont de culture iroquoïenne. Les Inuits, issus d’une vague de peuplement différente, forment un groupe ethnique distinct.)

 

Vers l’an 1000, quelques Vikings auraient bien apparemment vécu à Terre-Neuve. Avant l’arrivée des Européens, les peuples autochtones se nourrissaient par la chasse, la pêche et les cultures. La terre ne leur appartenait pas, mais ils « appartenaient » à la terre. Le cheval n’était pas présent. Le train, le fusils, les vaisseaux de guerre ou de marchandises, le concept de royauté, les frontières et le patriotisme leur étaient inconnus. Lorsque les « hommes blancs » sont arrivés, ils ont abattu les arbres, chassé les animaux, construit des villes et imposé des  frontières. Des guerres ont éclatées. Les Blancs ont gagnés.

En 1608, Québec est fondé, principalement pour la fourrure, qui est alors la principale cargaison des navires partant pour l’Europe, alors que ceux en revenant, sont chargés de colons.

Au début collaborateurs pour le commerce des fourrures, les Amérindiens sont vites vus comme des problèmes. Petit à petit, leur territoire se voit diminuer. L’état fini presque par les oublier.

En 1850, le gouverneur de l’Union établit le statut d’Indien et de réserve, tout d’abord assez vague, qui sera modifié en 1851 pour être plus restrictif. A partir de ce moment, une femme se mariant à un blanc devient citoyenne « Blanche », mais une femme blanche se mariant avec un Indien se voit devenir Indienne. Ils sont donc placés en réserves, véritables prisons, où ils se consumeront à petit feu.
Jusque dans les années 1900, les indiens sont des problèmes qu’on n’arrive pas à résoudre, jusqu’à ce qu’on décide de créer des pensionnats, où les jeunes Amérindiens seront nourrit, logés et éduqués par le clergé.

Cette initiative est considérée comme du développement pour les réserves et les autochtones, mais il s’avère en fait que c’est ni plus ni moins qu’une tentative de coup de grâce, visant à détruire les coutumes, l’Histoire et l’appartenance des jeunes à leurs peuples.
En 1945, le gouvernement fédéral cesse de verser une allocation familiale aux familles dont les enfants ne fréquentent pas l’école, ce qui constitue un autre moyen de pression pour rendre obligatoire la fréquentation scolaire et l’assimilation.
Violences et sévices (physiques, sexuels et psychologiques) sont pratiques courantes dans ces lieux de culte et d’apprentissage forcé d’une autre langue, d’une autre culture, d’une autre vie, loin de sa famille 10 mois par an. La génération des parents des jeunes d’aujourd’hui sera marquée à jamais, faisant migrer les Autochtones au bord du gouffre.

Les réserves sont très mal ou pas du tout desservies. Souvent sans eau courante, ni électricité, ni route, coupées du monde ; le monde ne fait rien pour les retrouver. Pendant que le Québec se construit et devient une province développée du Canada, les Amérindiens sont cloisonnés et isolés, comme mis en quarantaine.

La chasse massive, le détournement des rivières pour les barrages, la création de mines, de routes, de villes et surtout, l’industrie du bois rongent les territoires restant, les repoussent, et les affaiblissent toujours plus. Le XXème siècle est la montée en flèche de l’industrie des métaux, donc des mines, de l’hydroélectricité et de la production de bois et de papier. Dès lors, les industries forestières s’enfoncent très loin au Québec, avec des routes, des mines et des barrages. C’en est fini du trappage, de la chasse et des peuples nomades. Le nombre de réserves augmente, il ne reste plus de territoire aux indiens.

Aujourd’hui, la loi sur les indiens existe toujours. Mais des progrès sont observés. Le développement de certaines communautés, avec des écoles, des aides financières, le développement du réseau électrique et de l’eau potable permet à quelques réserves de se rattacher au reste du monde. Mais ce n’est malheureusement pas une majorité.

La mise en place d’aide psychologique permettent de prévenir des suicides et des dérives dans les dépendances à l’alcool et la drogue. Les jeunes peuvent accéder aux études supérieures.

           Le besoin d’un développement est certain. Il est même urgent d’améliorer les conditions des autochtones. Le Québec se doit de les aider, que ce soit en tant que citoyens ou Hommes.

L’éducation des jeunes est nécessaire, mais il faut leur enseigner leur Histoire, continuer à enseigner les langues parlées par leur peuple et de faire des atelier d’art Autochtone.

Il faudrait aussi leur proposer un territoire de la dimension d’une région, dans lequel ils auraient le plein pouvoir ; être citoyen du Canada tout en étant Amérindien et appartenant à une région dans laquelle ils se reconnaissent. Ou encore faudrait-il les considérer comme tout autre citoyen du Québec et donner autant d’importance à une ville Indienne qu’à une ville comme Québec ou St-Félicien.

Donner aux Autochtones le choix de leur lieu d’habitation sans qu’ils se sentent rejetés ou oubliés. Leur proposer d’apporter au Québec leur richesse de par leur connaissance du pays, de la flore, de la faune. Leur permettre de raconter leur Histoire.
Si le Québec et le Canada reconnaissaient l’Histoire des Amérindiens comme partie prenante de leur Histoire, les Autochtones se sentiraient plus chez eux, plus reconnus. Il faudrait plus les voir dans les médias, leur donner des gens à aimer, des exemples au sein de leur communauté au lieu d’utiliser leur Histoire et leur coutume comme moyen commercial et publicitaire.

C’est une place d’Hommes ancestraux  qu’il leur faut ici, car ils ont toujours été sur ces terres. Et ce n’est qu’une fois avoir reconnu cela qu’ils pourront être fier de leur peuple et de ce qu’ils sont, car un Homme bien dans sa communauté est un Homme qui s’y reconnaît.

Antoine Le Blet et La Ma’ie

Écrit le 9 avril 2014

(Pour aller plus loin en vidéo, nous vous conseillons le documentaire Le peuple invisible, par Richard Desjardin.
Il a pour sujet les Algonquins et est édifiant.

Voici le lien vers la première partie, https://www.youtube.com/watch?v=qsSCYorZWRE

le film étant en intégralité sur Youtube.)
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