Le bio, c’est le mal. Vive le conventionnel !

Bonjour !
6713773363_81378c9f6b_b
Lorsque l’article “
Une réforme européenne toxique pour les agriculteurs bio ? » du journal Le Monde est sorti, j’ai pu lire un tas de réactions, plus ou moins bonnes…
J’ai remarqué que quelques uns ont des connaissances plus ou moins douteuses sur le sujet du bio, clamant le super héro conventionnel à tout va. Bien entendu, il ne s’agit pas ici d’un article sur le bio ou prônant le bio, mais seulement ma réponse à certaines affirmations.
Il serait très intéressant que je fasse justement un article uniquement sur le bio, que ce soit sur son coté positif ou négatif.
À savoir que je ne me dis pas spécialiste du Bio, ni de rien du tout d’ailleurs. Je suis un consommateur, avec quelques connaissances, et surtout, beaucoup de curiosité.
Donc, suite à ces précisions, quelques explications s’imposent  :
« Le bio, ça pollue aussi ! »
Le bio, ce n’est pas seulement la pollution. C’est aussi la santé.
C’est vrai, le bio, c’est pas tout rose, mais quel activité humaine l’est ?
Allez donc comparer des sols de producteurs bio avec ceux de producteurs conventionnels et vous verrez la différences, que ce soit en faisant une analyse des produits chimiques trouvés dans les sols, la compaction, la vie s’y trouvant, etc., vous y trouverez une terre et une nature en meilleurs santé. Allez donc voir Claude et Lydia Bourguignon tien !
Ensuite, à savoir que dans le bio, il y a plusieurs types de production, de la monoculture à la permaculture. À vous de choisir celle qui vous convient et d’acheter des produits de qualité, à un coût certes plus élevé, afin de soutenir cette agriculture encore trop marginalisée. En achetant plus, vous ferez chuter les prix. C’est la loi du marché.
Aujourd’hui, on veut une alimentation low cost sans en payer les conséquences. Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi on peut trouver des produits à très bas coût contrairement à d’autres ? La différence est dans la chaine de production, c’est vrai. Ça coût cher d’engager des gens à un salaire digne, d’utiliser des machines qui respectent le sol et de se payer un agronome qui vérifie la santé de nos sols. C’est également la possibilité pour un producteur d’avoir de quoi finir le mois et l’année tranquille. Et bien entendu, sans mourir d’un cancer ni empoisonner la population qui consomme et entour sa production.
Sans compter les apports nutritionnels de meilleurs qualité dans le bio de proximité que le non bio.
Bref, il y a trop de composante pour juger. Avant toute chose, il faut se renseigner, lire, écouter et regarder, allez à la rencontre de ces producteurs, en laissant derrière vous vos préjugés.
« Aujourd’hui, le seul moyen d’avoir de la nourriture saine, c’est d’avoir son potager. »
Le problème est le même pour votre potager, à moins qu’il soit sous serre avec filtration de l’air ou en plein milieu d’une zone naturelle, loin de toute agriculture non bio.
Mais en France, à part dans le massif central et les quelques massifs montagneux, le risque de contamination accidentelle est constant (sans même parler de l’air ambiant qui est pollué jusqu’au pôles).
On ne peut donc pas imposer des quotas, sous peine de voir le nombre de producteur biologique diminuer. Le seul moyen, à long terme, est de favoriser l’essor de production biologique pour augmenter le nombre de production bio et ainsi diminuer les risques de contaminations accidentelles.
Et cela, sans prendre en compte que la quasi totalité des cours d’eau en France sont contaminés par ces dits produits chimiques…
« Le bio utilise aussi des pesticides. »
Oui, c’est vrai, le bio utilise des herbicides, fongicides, insecticides et même des engrais !
Et oui, ils sont dit naturels. Biodégradables, ces produits ne s’accumulent pas dans les graisses animales ou humaine, ni dans le lait maternel, ni dans les sols… Vous n’en trouverez pas de traces dans les cheveux par exemple. Il n’y a donc pas de bioaccumulation. Ceci évite donc de se retrouver avec des produits dans notre corps, même une fois que vous êtes devenu ermite sur une île déserte.
De plus, ces produits vont disparaitre naturellement relativement rapidement, contrairement aux autres qui peuvent rester plusieurs années, décennies voir siècles. Vous avez peur de ces produits ? Lavez donc vos fruits et légumes, même bio, pour éviter toutes traces de ces produits.
Les engrais ? Je crois qu’il n’est pas dur de comprendre leurs origines (déjections, composte…) et leurs utilités. Souvent d’origine animale, mais également végétale, ils servent à assurer un meilleur rendement. Mis en trop grande quantité, cela est mauvais pour l’environnement, bio ou pas bio. Il faut donc surveiller ce type d’intrant afin de ne pas dépasser une certaine limite, établit pour chaque type de parcelle.

Je vais arrêter là, car j’ai du en perdre certains !

Écrit le 3 novembre 2016 sur Facebook.

Publicités

Un avis ? Une critique ? Exprimez-vous . . .

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s